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Vlan #58 La gestion du stress et le futur de la médecine

mardi 18 septembre 2018 à 07:53

Lavinia Ianita est médecin généraliste  et elle a crée sa start-up, Akesio, spécialisée dans l’analyse et la résolution du stress.
Le stress, difficile de passer outre au 21ème siècle, tant on essaie tous d’optimiser et d’être occuper.
On connait tous ce sentiment qui parfois nous accapare totalement d’ailleurs…

Mais plus que la méditation, il existe aujourd’hui des méthodes pour mieux le définir biologiquement et surtout le traiter de manière personnalisée.
C’est tout l’enjeu de la start-up qu’à créé Lavinia.
Mais de manière plus générale, on va parler du futur de la médecine, d’hygiène de vie, de la position des médecins, de données des personnes, du suivi sur la durée, de médecines alternatives (très brièvement).

N’hésitez pas à vous abonner sur ce podcast via apple podcast, Spotify ou Deezer.

 

La médecine préventive et le futur de la médecine

 

Selon Lavinia le modèle de la médecine occidentale qui se concentre à soigner des maladies n’est plus tenable.
Evidemment, on aura toujours besoin de s’occuper des maladies mais désormais les individus ont besoin d’être guidés dans leur santé pour aller bien avant même de tomber malade.
Dans ce cadre, le stress occupe du place de choix au 21ème siècle.
Le stress peut générer beaucoup d’effets comme une prise ou à l’inverse une perte de poids, une perte de sommeil, une chute de cheveux voire des maladies plus graves…
Tout cela ne s’inscrit pas nécessairement dans la tableau rigide d’une maladie particulière et on les positionne du coup comme une forme de dépression.
La médecine actuelle est beaucoup trop réactive et beaucoup trop statique.
Autrement dit, il est impossible de définir la santé de quelqu’un en le voyant 10 min tous les 6 mois ou même 1h tous les ans.
La médecine de demain implique d’avoir des données en permanence des patients pour pouvoir idéalement leur demander de venir au cabinet lorsqu’un indicateur bouge de manière trop importante.
En faisant cela, le médecin pourrait mieux comprendre la biologie dans le contexte de votre vie (ce que vous mangez, ce que vous faites… et  donc permettrait de mieux comprendre l’état de santé et surtout de mieux l’optimiser).
Reste encore à savoir si les personnes sont prêtes à relever cette données et à la partager avec des médecins bien sur.
La protection de ces dernières serait alors un point extrêmement important dans lequel la blockchain pourrait sans doute aider d’ailleurs.

 

Le stress: le mal du siècle

 

Même s’il existe un stress positif qui nous donne de l’énergie, la plupart du temps, on expérimente un stress négatif qui peut aller d’un simple altercation dans le métro à une situation qui s’installe trop durablement.
Au bout d’un moment le corps n’arrive plus à faire face et laisse place à un stress chronique qui est très nocif pour notre santé.
On peut être fatigué et irritable bien sur mais aussi avoir des douleurs diverses et variées voire de l’hypertension, une libido faible ou une thyroïde affaiblie.
Tout le monde n’a pas forcément confiance que le stress peut avoir autant d’impact sur sa santé et surtout on a tendance à pousser son organisme jusqu’à ce qu’il déclare vraiment forfait.
A travers ses études, Lavinia peut aider à mieux comprendre son stress de manière scientifique et donc d’y appliquer des solutions naturelles pour le limiter voire le résorber.
Par exemple  pour une personne qui a du mal à s’endormir, on peut éventuellement se rendre compte que son taux de cortisone est trop haut  et donc recommander des plantes adaptogènes ainsi que de la phytothérapie pour le contrecarrer.De la même manière Lavinia nous explique que quand on est en burn out, faire un sport violent est bien souvent une mauvaise idée parce qu’il y aurait sans doute besoin d’une activité plus soft qui stresse moins le corps.

Les multifacteurs du stress: du transgénérationel au simple repas

 

Bien sur, il y a un lien très fort entre la nourriture et le stress puisque cela créé des inflammations dans votre corps ou parce que vous stressez votre corps avec des produits comme le café.
Cela peut également être vrai lorsque vous avez une intolérance à un ingrédient en particulier.
Mais parallèlement à cela, beaucoup d’études très sérieuses ont prouvé que le stress pouvait se transmettre de manière transgénérationelle.
Evidemment, le transgénérationnel est souvent considéré comme ésotérique par la plupart et pourtant, on peut s’apercevoir que lorsqu’une personne de votre lignée (sur 3 génération) a connu un événement particulièrement traumatisant (un viol, une famine ou autre), alors cela peut avoir des répercussions sur vous.
En même temps, ce n’est pas une fatalité et on peut agir sur ces éléments désormais.
Et comme l’explique Lavinia, on ne devrait plus parler de patient dans le futur mais plutôt d’individus car un patient est une personne déjà malade tandis que dans un concept de médecine préventive, il reste un individu.
Et bien entendu, la science derrière la médecine peut tout à fait aider au bien être des individus.

Pour aller plus loin, il faut évidemment écouter le podcast 😉

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Vlan #57 Le biomimetisme au service de l’écologie

mardi 11 septembre 2018 à 08:19

Idriss Aberkane est un chercheur, auteur très connu pour son livre « libérez le cerveau » mais aujourd’hui nous allons parler de biomimétisme et d’écologie.
Au final, les sujets se croisent évidemment car dans la pensée d’Idriss, c’est en utilisant l’intelligence de la nature (infinie par définition) que nous pourrons faire face aux challenges écologiques devant nous.
C’est d’ailleurs ce qu’il défend dans son nouvel opus « l’âge de la connaissance » qui se trouve être un « petit traité d’écologie positive ».
Même si l’inspiration par la nature n’est définitivement pas quelque chose de nouveau, le terme de « biomimétisme » est lui assez récent et il existe depuis 1995, un centre d’excellente sur le sujet en France, Senlis.
Je suis vraiment ravi de recevoir Idriss avec lequel nous avons discuté collapsologie, écologie, politique et même éducation et diplômes…

Prêt? Allez Vlan! C’est parti!

Le biomimétisme: la stratégie des petits pas

 

Le Biomimétisme est cette capacité qu’à l’Homme de s’inspirer de la nature pour innover.
On connaît tous plus ou moins l’histoire du velcro: cette personne qui marchait dans la forêt et qui se rendant compte de ces petites choses qui s’accrochaient fermement à ses chaussettes à inventé le velcro.
Toutefois, le velcro est aujourd’hui construit à base de plastique et il n’est donc pas recyclable. Ors un biomimétisme parfait suppose une intégration complète afin d’être neutre pour l’environnement.
Malgré tout, selon Idriss, il faut célébrer les petites avancées car cela n’est pas productif de critiquer tout ce qui sort sous prétexte que ce n’est pas parfait.

Qu’il s’agisse du déplacement de la pollution des voitures électriques ou de la pollution liée à la production de panneaux solaire, selon lui, il faut se concentrer sur le positif en acceptant que nous allons améliorer le reste dans les années à venir.
Il faut accepter d’avancer pas à pas vers une amélioration qui permettra demain de modifier les courbes qui nous disent toutes que l’on va vers la catastrophe pour les humains et les autres êtres vivants sur la planète.
On commence à apprendre à lire la nature depuis quelques décennies et comme pour un livre, la nature a une valeur immatérielle beaucoup plus forte que sa valeur matérielle.
Dit autrement, caler une armoire avec un livre ou faire un feu pour se chauffer avec, c’est possible mais c’est sans doute passer à coté de la valeur immatérielle de ce dernier qui est constituée par son contenu évidemment.
Les exemples de l’utilisation de la nature sont nombreux, Idriss parle en particulier de gants inspirés par les pattes d’un petit lézard et permettant de grimper aux murs mais qui ont également permis de développer un robot pour nettoyer la station spatiale.
Les dauphins peuvent nous permettre d’apprendre énormément de choses comme dans leur manière de faire de la pêche sélective mais aussi de leur système interne de climatisation.

 

Le biomimétisme: porte de sortie pour les industriels?

 

Evidemment, nous sommes tous (plus ou moins) concernés par les problématiques environnementales aujourd’hui et il est normal de se demander pourquoi les industriels ne l’embrassent pas de tout leur corps.
Pour Gunter Pauli, il y a plutôt à l’inverse une levée des boucliers des industriels contre le biomimétisme. Les lobbys ont la peau dure et lutte énormément contre ce mouvement d’ailleurs.
Selon Idriss, la réponse est simplement lié au fait que dans notre culture on a du mal à associer nature et argent. On aurait plutôt même tendance à les opposer.
Pourtant, il est convaincu que l’on peut respecter la nature tout en générant beaucoup plus de profits qu’aujourd’hui si on prend le temps de s’intéresser suffisamment au sujet en cherchant des solutions alternatives.
Toutefois, le moins que l’on puisse dire est que l’humain aujourd’hui a plutôt tendance à détruire la nature qu’à essayer de la protéger.
Et surtout, force est de constater que la très grande majorité des personnes ne sont pas du tout prêtes à changer de mode de vie de manière drastique afin de respecter la nature.
Idriss défend l’idée lui que cette « écologie corvée » n’a pas d’avenir car personne n’a envie de remplacer le « fun » par la corvée.
Plusieurs activistes essaient d’ailleurs de défendre une écologie « fun » un peu à la manière de Tesla qui a inventé la voiture électrique « sexy ».
Pour Idriss, il faut plutôt se concentrer à ajouter de la connaissance pour traiter nos déchets.
Ainsi, il s’appuie sur le recyclage des déchets nucléaires que l’on arrive désormais à partiellement transformer en batterie qui peuvent émettre de l’énergie pendant des milliers d’années.
Idriss par du principe que si on arrive à faire cela avec des déchets aussi graves, alors il est sans doute raisonnable de penser qu’il peut en aller de même pour tous les déchets si l’on y porte une attention suffisante.
La problématique est que les déchets sont plutôt considérés comme des corvées auxquels on ne donne pas suffisamment d’attention tant au niveau ménager qu’industriel.
L’état d’esprit doit absolument évoluer et c’est un mouvement qui est en route selon lui.
D’aillers, Idriss défend l’idée que cela doit venir de personnes qui en sont passionnées car l’attention ne se donne qu’à ce prix.

 

La décroissance est-elle LA solution?

Il est absolument impossible d’aborder ces sujets sans aborder le thème de la collapsologie ou plus précisément de la décroissance.
Idriss s’oppose à l’idée d’une extinction même partielle de la race humaine comme beaucoup le défendent en constatant les défis écologiques et en les mettant en face de la démographie associée à nos modes de vie surconsommateur d’énergies « sales ».
Pourtant Idriss considère qu’il n’y a pas de crainte en terme démographique, qu’évidemment il faut modifier nos consommations d’énergies et nos manières de faire en s’inspirant de la nature mais pour lui la réponse sera industrielle et non dans la privation.
Même s’il reconnait qu’un prolongement de courbes nous amène nécessairement dans le mur, il considère que ce n’est pas une bonne manière de réfléchir car l’histoire prouve que ce ne sont pas des bonnes méthodes car elles omettent la capacité de l’être humain à évoluer voire changer.
Evidemment, en écoutant le podcast, vous aurez des réponses beaucoup plus détaillée à tout ces points.

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Vlan #56 Ethique et intelligence artificielle sont-elles compatibles? 

mardi 4 septembre 2018 à 06:39

Aurélie Jean est une scientifique numéricienne, fondatrice de In Silico Veritas et est très connue pour ses compétences et prises de position autour des sujets de l’intelligence artificielle entre autres.
J’avais déjà reçu Aurélie au tout début de ce podcast d’ailleurs sur un sujet plus généraliste autour de l’IA.
Et c’est justement pour cela que j’ai demandé à Aurélie de revenir nous parler d’un sujet qui me semble essentiel au 21 siècle à savoir: l’éthique.


C’est un épisode un peu particulier puisqu’il a été enregistré en live avec un public chez MylittleParis dans le cadre de leur université d’été.
J’aurais l’occasion d’en enregistrer d’autres avec du public donc surtout écrivez moi si cela vous intéresse.

 

L’éthique et l’intelligence artificielle sont-elles compatibles et si oui comment? 

En Europe et à fortiori en France nous avons une posture forte par rapport à l’éthique et il est donc nécessaire de se pencher sur ce sujet stratégique.
Oui Intelligence artificielle et éthique peuvent fonctionner de concert assène Aurélie.
Si on reprend les 3 modèles dans le monde autour de l’IA et de l’éthique, on a d’un coté et très schématiquement les U.S. qui considèrent la données comme un élément commercial (même si Aurélie rappelle que tout n’est pas si libéral au pays de l’oncle Sam), la Chine qui considère la donnée comme un élément du pouvoir afin de définir les « bons citoyens » et l’Europe dans laquelle, avec le RGPD dernièrement, on essaie de protéger la donnée.
Quoiqu’il en soit, elle est convaincue que l’éthique et l’ intelligence artificielle ne s’opposent pas du tout.
En réalité,  l’éthique ne se définie jamais en « bien » ou « mal » mais plutôt en point de vue évidemment.
Simplement en fonction des valeurs, l’éthique et la morale peuvent évoluer d’un pays à l’autre.

Selon Aurélie, le RGPD est d’ailleurs un grand pas dans ce sens et explique comment les GAFA sont obligés de le respecter au moins pour l’Europe.
Il sera pertinent de regarder comment cette première version impacte les usages afin de faire évoluer la loi en fonction.
Ce qui est certain c’est qu’il faut éduquer car pour la première fois nos dirigeants ne comprennent pas la révolution en court même s’ils essaient de s’y intéresser.

Comment les biais cognitifs influencent l’éthique de l’intelligence artificielle?

Tout humain a des biais cognitifs, c’est à dire que sa manière de percevoir le monde est nécessairement différente d’un autre et cela va se retrouver dans l’intelligence artificielle.
Comme le souligne Aurélie, il y a des exemples très connus comme l’incapacité des smartphones (pour les 1er modèles) à proposer une reconnaissance faciale qui fonctionne pour les personnes de couleurs mais elle parle aussi de ses propres sujets d’études sur les traumatismes crâniens et donc de la taille des cranes humains sur lesquels elle s’est appuyée dans ses travaux.
Elle était alors partie sur une grande majorité de crânes de personnes blanches jusqu’à réaliser que les personnes asiatiques avaient des tailles de cranes différentes. C’est un simple exemple mais nous pourrions faire une erreur similaire.
Bref, même avec la meilleure volonté du monde, les biais sont partout.
Et évidemment, cela fini par créer des biais algorithmiques que l’on retrouve dans les machines mais ce n’est pas une volonté de ne pas être éthique ou de nuire de la part des scientifiques, vous l’aurez compris.
Selon Aurélie, c’est la responsabilité de toutes les personnes qui travaillent sur un projet d’avoir conscience des biais cognitifs car c’est la seule manière d’enrayer leurs propagations.
A chacun de devenir un peu plus philosophe pour aller dans ce sens et surtout favoriser la transdisciplinarité afin d’être plus pertinent.
Aurélie a d’ailleurs travaillé avec Grégory Renard sur un serment d’Intelligence Artificielle pour éviter les erreurs de jugements.
Il se trouve en ligne en français et en anglais et a pour objectif de défendre la vie (pas seulement celles des humains bien sur).
On y retrouve la protection de la données, la protection des pairs ou encore la transmission de l’information…

Peut on être compétitif et éthique?

C’est intéressant de constater que même quand les limites de l’éthique sont élargies cela ne résout pas nécessairement tout.
Aurélie prend à ce titre l’exemple du clonage humain qui même s’il est potentiellement accepté en Chine, n’a toujours pas eu lieu.
Mais le plus important est que l’éthique est une arme des consommateurs.
Les consommateurs sont le talon d’Achille de l’intelligence artificielle et demain Aurélie envisage que les consommateurs vont demander à utiliser des produits et des services avec un label éthique qui respectera leur vie privée et leur données.
Peut-être même que les consommateurs seront prêts à payer un peu plus cher pour que leurs données ne soit utilisées que pour une amélioration des services et pas à des fins commerciales.
Quand Youtube propose pour de payer pour accéder à un espace sans publicité ce n’est pas la même promesse. On vous facilite l’usage c’est vrai mais votre donnée est malgré tout capturé. Idem pour Netflix ou Spotify.
Pour Aurélie, l’Europe a donc une carte concurrentielle à jouer en prenant cette posture éthique, de services tout aussi efficaces mais respectueux.
Voire l’Europe pourrait devenir une terre d’accueil des personnes qui veulent protéger leurs données.

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Vlan #55 Le futur du travail et de la mobilité dans la ville

mardi 28 août 2018 à 09:20

Bruno Marzloff est sociologue, fondateur du groupe Chronos et pour son 2ème Vlan, nous allons parler du futur du travail et de son lien avec la ville.
J’ai déjà reçu Bruno sur mon podcast en juin pour parler du futur des villes et donc de manière très connectée nous parlons dans cet épisode 55 du lien intrinsèque avec le travail.
Il est évident que les villes concentrent le travail et que l’évolution des villes se fait de concert avec l’évolution du travail.

Comme c’est la rentrée pour tout le monde, il m’a semblé que cet épisode tombait juste à pic puisque vous l’écouterez sans doute entre votre travail et votre domicile.

 

Qui construit la ville? Quel lien avec notre travail?

Pendant un siècle la ville a été déterminée par des architectes et des politiques qui ont mis au centre la voiture sans forcément réaliser que cela menait à une impasse.
Finalement la filière automobile a largement contribué à la construction mais aussi à la philosophie de la ville.
A une époque ou évidemment la voiture était représentative de la liberté mais aussi de l’innovation.
Pompidou dans les années 60 disait encore qu’il fallait « refaçonner la ville pour la voiture ».
Mais aujourd’hui, il existe un rejet de la voiture en particulier pour les personnes qui vivent intramuros et on envisage le numérique comme une solution miracle à tous les problèmes de la ville.
Mais Bruno s’oppose en partie à cette position et parle par exemple de Waze.
On pourrait penser cette application comme intelligente tant elle utilise des algorithmes pour mettre du sens dans l’intelligence collective.
Cependant, pour Bruno, elle n’est pas intelligente pour le bien commun car en fluidifiant le trafic, elle ne fait que reporter le problème à plus tard.
A noter que les acteurs du web et en particulier Google ont pris une part de plus en plus importante dans la manière dont la ville se construit.
Que ce soit à travers Google Maps et Waze que l’on vient d’évoquer mais surtout de Sidewalks Labs, une filière de Google autour des villes « intelligentes » (smart cities).
Cette société permet de monitorer la ville en temps réel, de permettre à tout le monde d’accéder à ces données mais aussi de proposer des suites servicielles pour simplifier la vie dans la ville au quotidien.
Mais, comme le remarque Bruno, il reste un flou magistral sur la possession des données en particulier sur le test qu’ils sont en train de mettre en place à Toronto.
Ce n’est pas une question légère car posséder la donnée, c’est posséder le pouvoir.
Et du coup, il faut se poser la question de la place de l’usager dans cette ville maîtrisée par des sociétés privées.

 

Où allons nous travailler demain?

Dans la mesure ou les villes se sont aussi construites pour accéder à l’ensemble des services dont on pourrait avoir besoin, le digital ne va-t-il pas permettre le désengorgement des villes puisque l’on peut désormais trouver ce que l’on veut même à distance?
Mais aussi avec le télétravail par exemple mais avec la capacité de travailler dans des espaces comme les voitures autonomes?
Comme le souligne Bruno, la question du travail est déterminante dans la construction de la ville car la manière fordiste d’envisager le travail (9h-17h) créé des engorgements particulièrement néfastes pour la qualité de vie des citadins.
En particulier, cela implique de calibrer l’offre de transports publics pour gérer ces flux mais c’est évidemment illusoire car le reste du temps les routes ou les rames sont très allégées.
Bruno reconnait évidemment que le digital peut permettre de réduire ces déplacements subit en donnant la possibilité de travailler à distance.
C’est ce qu’il appelle la démobilité.
Mais les limites sont évidemment chez l’employeur qui imposent souvent la présence à 9h du matin mais par contre profitent du digital pour exiger une réactivité le soir ou le WE.
Pour Bruno ce qui est en train de s’inventer c’est une individualisation des solutions avec des nouvelles manières d’envisager le travail pour chacun.
Que ce soit à travers les espaces de co-working, le travail à distance doit aussi se mêler avec le présentiel qui est évidemment non négociable et très important pour que cela fonctionne bien.
Les voitures autonomes vont se réaliser mais selon Bruno, il faut surtout réfléchir à savoir si cette logique de la voiture particulière a toujours du sens tant les routes sont complètement surchargées.
On peut évidemment envisager que les voitures autonomes seront nos bureaux de demain et que par conséquent, on sera moins regardant au temps passé dans ces dernières puisque ce dernier sera devenu productif.
Mais pour Bruno, il faut réinventer la manière d’utiliser la voiture, que ce soit par un principe de voiture partagée (type autolib) ou de co voiturage mais dans tous les cas, on ne pourra pas maintenir cette logique de voiture individuelle à terme.
D’ailleurs, des solutions s’appuyant sur la blockchain envisagent de résoudre cette problématique de covoiturage dynamique sur des courtes distances.
Au final, au centre du travail de demain se trouve la confiance: peut-on être dans un modèle de confiance tel que l’on peut envisager un nouveau modèle de productivité du travail et dans lequel l’épanouissement du travailleur sera au coeur des objectifs de l’entreprise.

Je pense qu’il y a encore beaucoup à dire sur l’évolution du travail et j’aurais l’occasion d’y revenir.
Je trouvais intéressant de le regarder sous le prisme de la ville car c’est une relation totalement imbriquée et souvent subite par la plupart des citadins qui « montent » à la ville pour pouvoir trouver un travail qui les satisfait

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Vlan #54 comment remettre de l’éthique dans le porno

dimanche 26 août 2018 à 11:48

Olympe de G est une personne multifacettes et qui essaie d’envisager le porno autrement.
Le porno a un rôle important dans notre société et a totalement modifié notre rapport à la sexualité.
Désormais qu’il est accessible gratuitement en 1 clic, il est essentiel de se poser la question de ses impacts, de la manière dont il est produit mais aussi d’envisager de nouvelles formes de pornographie.
Olympe de G que j’ai déjà reçu sur Vlan pour parler du plaisir féminin s’essaie à de nouveaux formats avec une approche de femme et d’artiste.
Elle tente de colorer le porno de manière différente.

Vous l’aurez compris, Vlan a beaucoup évolué depuis son lancement, ce n’est plus tant un podcast sur le marketing qu’un podcast sur l’évolution de la société au sein d’une révolution industrielle.
Un bon marketer saura toujours prendre les insights là où ils sont et par exemple, parler de l’évolution de la sexualité féminine à un impact fort pour toutes les marques qui parlent aux femmes.
C’est évidemment moins direct comme approche et elle est moins outillante mais pour moi, elle est beaucoup plus intéressante tant à enregistrer qu’à écouter.

Le slow porn: vers un porn plus éthique

Pour être honnête, j’ai inventé cette expression de « slow porn » qui comme pour la nourriture ou pour le web est une vision plus éthique du porno.
C’est ce que défend Olympe de G à travers son travail d’ailleurs.
Cela implique de faire un porno qui est produit avec considération pour les acteurs/actrices, avec des personnes réellement adultes, qui ne produisent pas des films à la chaîne, un porno qui a envie de montrer du sexe qui donne du plaisir, des performeurs bien traités (avant, pendant et après le tournage) et bien payés.
Mais ce n’est pas seulement cela, il s’agit aussi de défendre des points de vue et de sortir des clichés par exemple sur la femme mais aussi sur les personnes de couleur qui sont souvent enfermés dans des stéréotypes dangereux.
Aussi, il est essentiel de comprendre que le porno éthique permet à chacun de s’épanouir
En effet, dans le porno éthique on essaie de montrer tous les types de sexualité sans les stigmatiser, par exemple celles des handicapés mais aussi des femmes qui ne correspondent pas nécessairement aux critères de beauté en vogue en ce moment, cela permet de libérer les personnes qui regardent et se retrouvent dans ces performeurs.
Il est essentiel de comprendre que notre consommation à chacun favorise la manière dont l’industrie évolue.
Se rendre sur des sites gratuits et sans trop de considération pour tous les éléments sus mentionnés, favorise un développement du porno qui aura un impact sur notre propre sexualité et d’autant plus sur la sexualité de nos enfants.
C’est aussi cela le combat d’Olympe de G qui défend l’idée qu’un porno peut être un film intéressant à regarder aussi.

 

Vers de nouvelles formes de porno

Olympe de G a décidé de lancer un « nouveau » format: le porno audio.
Il se trouve que cela a été un succès tout l’été sur la plateforme Audible d’ailleurs.
L’avantage du porno audio est évidemment par définition qu’on ne montre plus de corps et que par conséquent, c’est à l’imaginaire de chacun de travailler et de s’imaginer en situation.
Evidemment le porno audio est plus souple à produire mais plus que cela il permet d’être plus créatif car cela laisse le champs libre à la suggestion.
Mais aussi tu peux consommer le porno audio dans les endroits que tu désires et sans que personne ne puisse vraiment le savoir.
Sachant que dans la sexualité il y a une dimension de l’interdit, cela peut prêter à des situations cocasses.
Jusqu’à présent l’offre était niche et mal produite, Olympe de G a donc essayé d’exploiter cette nouvelle manière de concevoir le porno.
Ce qui est intéressant c’est que le sexe a beaucoup de son et il y a de nombreux sons très évocateurs et auxquels nous pouvons tous nous lier.

Sur ce, je vous laisse découvrir cet épisode

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