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Vlan #38 Social Calling: redonner du sens à son travail

mardi 20 mars 2018 à 08:06

Emilie Vidaud est journaliste et elle a eu un social calling, c’est à dire un besoin de redonner du sens à son travail.
C’est ainsi qu’elle a décidé d’écrire un livre. Ainsi, elle a été interviewé plus d’une centaine d’entrepreneurs sociaux pour finalement choisir de raconter l’histoire de 15 ambassadeurs qui constituent  « social calling ».

Ce podcast ne devient pas un podcast de développement personnel (je vous rassure) ni de ressources humaines mais je crois qu’un marketer doit absolument comprendre les tendances qui rythment son époque pour être efficace dans son métier.

Et puis, dépassant le marketing, finalement ce podcast est à mon image, je suis ravi d’inviter toutes les personnes qui m’inspirent au quotidien donc j’espère que vous apprécierez cette conversation avec Emilie Vidaud.

 

Redonner du sens: un changement de paradigme

Selon Emilie, il y a un changement de paradigme fort qui nous vient des U.S. avec une volonté dans les entreprises de ne plus être seulement centrées sur le profit mais aussi de regarder l’impact que l’on peut avoir à une échelle planétaire.
D’ailleurs, aux U.S. ou en Allemagne, il existe des formes juridiques d’entreprises qui permettent de créer des associations en faisant du profit.
Il y a un acceleration sur les dernières années, mais déjà Marx disait que « le seul travail vivant est celui qui produit du sens », il y a donc un vrai lien entre les 2 depuis des décennies.
Mais désormais on remarque que 1 français sur 2 rêve de tout plaquer parce qu’il ne se sent pas à sa place.
Pour Emilie, cette quête de sens est liée au digital car ce dernier a décuplé notre accès à la connaissance. Désormais, on se pose beaucoup de questions et nous avons donc une prise de conscience beaucoup plus grande.
Et gagner de l’argent ne suffit plus, on a une vraie volonté d’avoir un impact positif sur la société.
Selon Emilie, il n’y a ni gentrification ni « genrification » dans cette quête de sens.
On peut avoir ce que Emilie nomme « un social calling » quelque soit son origine sociale, sa religion, son genre ou autre, tout dépend de ce que l’on traverse dans la vie bien évidemment.

 

La Génération Z : une génération plus militante

 

Elevée au digital, cette génération se sait pleine de pouvoir pour agir.
C’est le défi de la génération Z:  faire face au changement climatique et à la raréfaction des ressources.
Et si c’est indispensable pour la génération Z, cela a forcément un impact sur les entreprises qui ont besoin de recruter ces personnes.
Il y a plusieurs défis pour les dernières.
En effet, elles doivent désormais répondre à un triple projet, sociale, économique et sociétal.
Elle doivent être dans l’action ce qui veut dire de s’engager avec une obligation de moyen en inscrivant dans leurs statuts leur volonté d’avoir un impact.
Une entreprise ne doit plus être au service de ses actionnaires mais aussi et surtout au service de l’Homme et de son environnement.

 

L’engagement pour recruter les meilleurs éléments.

 

Dans les grandes écoles, 1 sur 2 des étudiants veut avoir un boulot qui a du sens.
D’ailleurs, on remarque que la chair entreprendrait sociale à HEC  est ainsi devenu l’une des plus populaires de l’école selon Emilie.
La génération va imposer de nouveaux standards aux entreprises.
Aussi, il est intéressant de noter que la social tech est préempter par les femmes, ainsi Emilie Vidaud nous rappelle que parmi les 66% d’entrepeneurs sociaux, il y a 32% qui sont des projets qui sont crées par des femmes.
Secteur ou leur légitimité est moins remise en question (ou plutôt les femmes dépassent cela pour l’objectif visé) comme ca pourrait encore malheureusement être le cas par ailleurs.
L’exemple de Kokoroé est parlant: créé par 3 femmes, c’est selon Emilie l’une des social tech française les plus prometteuses.
Elles luttent contre le décrochage numérique et proposent aux usagers de se former eux même à travers des programmes videos.

 

Plusieurs pistes pour les entreprises pour rejoindre cette tendance:
Beaucoup de programmes d’intrapreunariat d’abord mais aussi l’utilisation des fondations par exemple.
Il s’agit  surtout de construire un modèle qui consisterait à embarquer les salariés de s’associer à un projet associatif ou encore des personnes qui ont des prises de position individuelles.
Néanmoins comme le rappelait Josephine Goube dans un épisode précédent, il est important d’associer cela a de la finance pour permettre à l’association de fonctionner.

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Vlan #37 Les chamans corporate et le futur du travail

mardi 13 mars 2018 à 07:26

Fabrice Nadjari est un stratège de contenus de marques basé en Californie et à ce titre, il s’intéresse à l’anthropologie culturelle dont la quête de spiritualité et par conséquent les chamans et les rites chamaniques.

Fabrice constate que comme dans toutes les périodes à forte croissance technologique, on assiste à un retour du religieux et du spirituel.
Mais la spiritualité peut être séculaire donc déconnectée des dogmes religieux.
On voit également une tendance de fond autour du bien être qui est composée selon Fabrice de 5 éléments essentiels: le bien être physique, le bien être émotionnel, le bien être social, le bien être professionnel et le bien être spirituel.
Enfin, on assiste un peu partout à un retour du fait religieux dans nos sociétés dans un contexte ou on se sent déconnecté de soi même et des autres à cause de la technologie.

 

Les Chief Happiness officer ne sont qu’un début….

Plusieurs indicateurs de la montée de la spiritualité dans nos vies et dans le milieu corporate commencent à être visibles:
D’abord la croissance du yoga, de la méditation ou encore du pilates dans les entreprises  mais selon Fabrice, ces dernières pratiques sont encore douces et forment une sorte de couche superficielle de savoirs millénaires réadaptés aux besoins du cadre moderne.

Toutefois, si on gratte un peu, il y a des choses beaucoup plus profondes qui émergent en Californie.
Les plantes comme traitement préventif, comme une manière de se connaître mieux, de se connecter et de faire l’expérience de la transcendance.
Le microdosing de LSD ou de champignons hallucinogènes est très tendance dans les plus grandes entreprises de la Silicon Valley.
Il s’agit de prendre de manière quotidienne une dose très légère de produits qui permettent d’ouvrir les connecteurs de son cerveau sans aller jusqu’à un trip évidemment. Cela permet d’être plus concentré mais aussi plus créatif et efficace parce que plus en phase avec soi même.
Vous ne le croyez pas? Ils en parlent même dans le Financial Time!

Autre tendance très forte: l’Ahayuesca (plante sacrée des indiens dAmazonie qui permet de faire une plongée en soi) commence à arriver un peu partout en Europe.
Les médias en donne une image très tronquée voire caricaturale mais la réalité de cette plante est très puissante sur le plan de l’auto exploration.
Comme le précise Fabrice, elle est de plus en plus utilisé par un certain nombre d’esprits éclairés pour essayer de mieux se connaître et d’avancer dans leur quête de la vie.
Finalement, on voit déjà des comités de direction faire des expériences d’ahayuesca ensemble et on peut envisager, selon Fabrice, dans un avenir proche l’arrivée de Corporate Chamans, c’est à dire des personnes capables de comprendre et d’incorporer ces sciences millénaires dans l’entreprise afin que les salariés se sentent plus centrés et donc plus efficaces.
Finalement ces plantes permettent de prendre de la perspective  par rapport aux problèmes que l’on rencontre.
Et, si on revient aux 5 éléments essentiels de bien être auxquels Fabrice faisait référence, le yoga et la méditation aide pour les premiers mais les plantes peuvent permettre d’atteindre les autres points.

 

Le futur du travail intégrera vie personnelle et professionnelle

Quand on envisage le futur du travail, il est intéressant de noter que l’on distingue de moins en moins vie perso et vie pro. D’ailleurs, les espaces de co-working comme WeWork en sont l’expression.
Mais, il est intéressant de noter qu’à NYC a été inauguré dernièrement un nouveau lieu, the Assemblage qui se présente lui même comme une communauté d’individus qui crois que le monde est à l’aube d’une evolution de conscience collective qui passerait d’un individualisme forcené à une interconnection.
Ce lieu vient de lever plus de $25 millions pour se créer et comme le précise Fabrice, il est tourné autour de la dimension spirituelle.
A NYC c’est l’un des lieux les plus demandé.
D’un point de vue technologique, on voit aussi que les tendances vont vers de la low tech mais aussi vers  un usage des technologies pour nous aider à nous reconnecter à nous même entre le thérapeutique et le holistique.
Comme le conclut Fabrice, un dirigeant qui est plus aligné, plus humain, plus emphatique, qui est clair dans sa vision du monde et de son organisation est simplement un meilleur leader. Les organisations ont donc tout intérêt à faciliter ce chemin d’où l’arrivée probable de chamans dans les structures.

 

Je suis très très curieux d’avoir votre retour sur cet épisode en particulier.
Comme vous pouvez le constater on s’éloigne un peu du marketing pour vous ouvrir les chakras mais pour moi, le marketing est avant tout la compréhension d’un ensemble de signaux plus ou moins faibles afin de définir des insights que ce soit pour soi, pour son marketing ou son organisation.

Votre retour?

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Vlan #36 Les 10 Impacts organisationnels du marketing d’influence

mardi 6 mars 2018 à 09:12

Nicolas Chabot est le Vice Président Europe de Traackr, une plateforme autour du marketing d’influence mais plus précisément d’IRM (Influencer relationship management) donc une plateforme qui permet de gérer les relations avec les influenceurs.
Ils ont créé un white paper avec l’analyste américain Brian Solis pour expliquer les impacts organisationnels du marketing d’influence.
Ils ont réalisé que le marketing d’influence prenait de plus en plus de poids dans les marques et que cela participait ou devait pleinement participer à la transformation « digitale » de ces dernières.
Le fait de véritablement intégrer les influenceurs dans les stratégies de marques génèrent de nouveaux challenges bien plus complexes que ceux que l’on pourrait envisager à priori.
De plus en plus, les annonceurs reprennent en direct les relations avec les influenceurs même si les agences restent très importantes pour la partie créatives évidemment.

Voici les 10 points les impacts du marketing d’influence

1. Enjeux financiers:
On ne peut plus organiser en fonction des campagnes mais en construisant un programme sur l’année.
Il s’agit donc de créer une nouvelle ligne budgétaire sans que cela soit nécessairement adossé à un lancement produit.

2. Collaboration
Le marketing d’influence peut toucher plusieurs départements (RP, Social, Marketing, plusieurs marques d’un même groupe, service clients, les boutiques et la vente) et cela génère des enjeux de collaborations internes car il s’agit de proposer à l’influenceur un point d’entrée unique pour une expérience unifiée.

3. Global & Local
Dans les grands groupes, les influenceurs ont toujours été géré au niveau local. Mais à présent, les équipes au global voire des zones (Europe, Asie, Afrique, Amérique) commencent à s’intéresser au sujet et à interjeter. Par conséquent, cela génère des complexifications qu’il faut traiter nécessairement.

4. L’intégration dans les stratégies de communication
Nicolas reprend l’exemple de Nissan qui a désormais passer le département influence au marketing et opérationnellement, cela a permis de remonter d’un cran la manière d’utiliser ce levier.
Cela implique des budgets différents mais aussi une intégration beaucoup plus complète dans la réalité de la marque.

5. Impact au département achats
Le budget influenceurs était avant un élément à la marge d’une stratégie de communication mais désormais cela prend une place de plus en plus prépondérante et par conséquent, le département achats doit mieux comprendre ce business.
Il faut donc mieux contractualiser et encadrer pour optimiser les investissements.

6. Au département droit
Comment les influenceurs annoncent qu’ils sont payés? comment gérer l’authenticité des influenceurs? Quelle est l’implication des marques dans le fait que les influencers disent bien qu’ils ont été payés?
Comment je m’assure aussi que les influenceurs ne prennent pas la parole de manière contraire avec une marque? Et si c’est le cas, comment réagir?
Tous ces éléments sont de nouveaux challenges pour les marques évidemment.

7. Quelle positionnement de l’agence d’influence?
Comment j’intègre une ou plusieurs agences, les MCN et tous ces prestataires qui gravitent autour du marketing d’influence

8. Impact au niveau des R.H.
Quelles sont les compétences qui sont nécessaires pour ces nouveaux postes?
De plus en plus on voit apparaitre des « VP of Influence », il faut donc se poser la question de ce que cela veut dire précisément.

9. Les données et les tableaux de bords
Il y a un vrai besoin d’être plus clair sur les indicateurs clef de succès (K.P.I.) puisqu’on y investit de plus en plus d’argent.

10. L’impact de la technologie
A partir du moment ou le programme commence à devenir stratégique pour les marques, il y a beaucoup d’agences mais aussi de technologies nouvelles qui naissent pour accompagner les marques.
C’est typiquement le cas de Traackr mais il faut définir comment les technologies vont permettre à la marque de mieux performer.
Le choix de ces technologies est crucial en réalité et ce ne sont pas de petits choix.

 

De toutes évidences, les influenceurs vont prendre de plus en plus de poids dans les stratégies des marques, il est donc clef de bien comprendre les impacts une fois que l’on « industrialise » leur usage.

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L’impact de la Blockchain et des crypto monnaies sur le marketing

mardi 27 février 2018 à 07:21

Frédéric Montagnon est un  entrepreneur, « expert » sur la blockchain et les cryptomonnaies.
Il a dernièrement fondé Legolas Exchange, une plateforme d’échange de crypto monnaies professionnelle et transparente.

En ce qui me concerne, je m’intéresse depuis 2014 à la Blockchain et j’avais fait l’interview de Eric Larcheveque (fondateur de la maison du bitcoin et aujourd’hui de Ledger) à l’époque pour mieux comprendre le bitcoin.
A relire l’article, on se rend bien compte que je n’avais pas encore bien compris ce qu’il m’avait expliqué là ’époque…mais avec cet épisode de Vlan vous allez mieux comprendre mais aussi envisager l’impact opérationnel que la blockchain pourrait avoir.
Depuis l’avènement d’Internet, j’ai rarement vu un sujet autant polarisé entre ceux qui expliquent que c’est le futur d’Internet et ceux qui vous disent que tout cela n’est qu’une vaste blague  qui retombera comme une crêpe molle.
Mon avis est que la Blockchain est la prochaine immense révolution à venir et il s’agit bien de comprendre ce qui est en train de se passer.

 

Internet était la révolution de l’information, la blockchain sera la révolution des transactions et des contrats

Finalement si on prend un peu de recul, Internet est une manière de révolutionner l’information puisque l’on est capable en la divisant par petits paquets de la transférer n’importe où très rapidement et sans trop d’échec (aujourd’hui).
Par information, on entends: email, paiement, photos, vidéos etc….
La blockchain s’attaque à un autre élément fondateur: les transactions et les contrats.
Aujourd’hui un contrat est un document ou une série de documents (tickets de caisse, contrat de garantie, certificat d’authenticité…) mais que l’on perd facilement, que l’on peut falsifier facilement, qu’on ne peut pas vraiment transmettre aisément non plus.
La blockchain c’est un base de données où l’on va stocker des informations de contrats avec la garantie d’une date et d’un contenu, le tout en s’assurant que cela soit non falsifiable dans le temps.
L’exemple que reprend Frédéric dans le podcast est l’achat de médicaments par exemple et le besoin de vérifier que ce ne sont pas des contrefaçons. Un besoin vital dans de nombreux pays
Via la blockchain, je vais pouvoir vérifier que le numéro a bien été donné par un laboratoire, que le produit doit bien se trouver dans la pharmacie dans laquelle je suis actuellement, la date de création et de péremption et qu’il n’a pas été copié par quelqu’un d’autre.
Bref, c’est l’assurance d’une représentation numérique d’un objet physique.
Ici un article pour en savoir plus sur l’impact de la blockchain sur les systèmes de santé ) si vous souhaitez approfondir.

 

Les crypto monnaies sont la monnaie des machines

Beaucoup de personnes envisagent le bitcoin et plus généralement les crypto monnaies comme des monnaies censées concurrencer le dollar, l’Euro ou le Yen…cela est sans doute dû au fait qu’on parle de « monnaie » et aussi en raison de la bulle spéculative autour des celles-ci.
J’entends parfois des personnes me dire « quand je pourrais acheter du pain avec des crypto monnaies, on en reparlera » ou  « je veux bien croire dans la blockchain mais pas dans les crypto monnaies » ors, évidemment, pour Frédéric Montagnon, ces affirmations sont la preuve d’une incompréhension de cette nouvelle étape dans le développement d’internet.
Finalement il est important de comprendre la logique derrière la blockchain.
Comme l’explique parfaitement cet article paru ces derniers jours et comme Frédéric l’explique également, le web a été financé par quelques entreprises (GAFA en occident, BATX en Asie…) et par conséquent, ces derniers possèdent la quasi intégralité des infrastructures qui supportent Internet mais par conséquent possèdent également l’ensemble des données privées.
D’où les discussions de plus en plus présentes du démantèlement de ces empires.
Si vous réécoutez le podcast de la semaine dernière sur l’innovation en Afrique, vous comprendrez donc également pourquoi le modèle d’innovation sur ce continent peut donner une voie sur la manière dont nous devons envisager l’innovation demain.
Quoiqu’il en soit, cela pose de vraies questions éthiques et la blockchain est une réponse dans le sens ou elle permet une décentralisation.
Mais pour éviter de retomber dans les travers passés ces technologies doivent néanmoins trouver un mode de financement autonome et indépendant du monde et les crypto monnaies sont là pour cela.
Elles permettent des micro transactions pour valider les interactions, l’applicatif est donc intrinsèquement lié à sa crypto monnaie.
Il s’agit bien d’une monnaie de machine à machine et non d’homme à homme ou d’homme à machine et chaque blockchain à un usage particulier.
Comme le rappelle Frédéric, il y a plusieurs  catégories de blockchains comme par exemple les crypto monnaies d’infrastructures ou les crypto monnaies d’application.

 

 

La blockchain et le marketing

Avec la compréhension que la blockchain peut permettre de créer une représentation digitale infalsifiable d’un objet réel, on comprend mieux que cela pourrait permettre de créer un lien intelligent entre la marque, le produit et le possesseur du produit.
Ce dernier est d’ailleurs à différencier de la personne qui a acheté le produit.
Pour une marque cela veut dire d’être capable de communiquer directement avec les personnes qui possèdent tel objet réalisé en telle année etc…
C’est donc une transformation en profondeur du CRM, de la relation client mais aussi la quasi certitude de supprimer la contre façon ou en tous cas de la rendre bien plus complexe.
C’est donc plus intelligent, plus direct et plus efficace de se connecter aux individus.

 

 

La Blockchain va générer un nombre important d’articles, de conférences, de formations dans les mois à venir et vous ne pourrez pas passer à coté.
Mais comme le rappelle Frédéric, le souci majeur aujourd’hui est que les développeurs qui maîtrisent parfaitement la blockchain sont trop riches pour avoir besoin de travailler et que les nouveaux arrivés ne maîtrisent pas bien encore tous les détails techniques de cette dernière. Cela va donc prendre un peu de temps avant d’exploser mais une fois la balance faite, la révolution sera rapide.
A vous de vous accrocher car cela aura forcément des impacts forts dans votre manière d’envisager le marketing mais plus profondément votre vie quotidienne.

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Innovation en Afrique: mythes et réalités

mardi 20 février 2018 à 07:29

Stephan Eloise Gras est docteur en science de l’information et docteur en philosophie mais elle a également crée l’Oreille, un bureau d’innovation sur l’ Afrique.
Et puis, elle a crée une conférence, Africa for Tech il y a quelques années (oui elle fait beaucoup de choses et elle est brillante).
Je parle souvent du désintérêt pour la Chine mais l’Afrique est également l’un de ces zones que l’on connait mal voire que l’on regarde un peu de haut.

Appartée: je vous rappelle que vous pouvez retrouver Vlan sur toutes les plateformes de podcasts: itunes, soundcloud, Deezer, Google, Audible et autres 🙂

Les médias nous en donne une image unique, celle de pays uniformes, ruinés, dépendants, sous le joug d’un dictateur et qui n’arrivent pas à s’aider eux même.
La réalité est évidemment bien plus complexe et donc intéressante.
Cela peut sembler étrange de parler d’innovation en Afrique sur un podcast marketing mais dans ma conception de notre métier, un marketer doit avoir une bonne compréhension  du monde dans lequel il vit afin de faire son métier correctement.

L’innovation frugale en Afrique: un modèle à suivre

C’est la thèse de Stephane Eloise en tous cas: l’occident doit apprendre des modèles d’innovation africains, moins consommateurs en ressource et en capitaux s’il veut faire face aux challenges qui l’attendent:  le réchauffement climatique, les migrations, l’accès à l’eau et l’énergie entre autres.
En Occident, nous avons dans l’inconscient collectif un regard post colonial de l’Afrique.
On ne connaît pas le nombre de pays qui forment ce continent, on connaît mal les différences entre les pays etc…

Il y a 3 éléments fondateurs dans l’innovation africaine:

1. Un modèle moins individualiste et profondément collectif
Souvent derrière le terme « communautaire, on envisage le crowdfunding mais en Afrique, cela est beaucoup plus profond.

2. Une innovation frugale: faire mieux avec moins
Bien sur les ressources sont plus rares dans la majorité des cas et l’idée n’est pas de faire ce que l’on peut avec 2 ou 3 bouts de ficelle mais de faire mieux avec moins. Ils ont des trésors d’inventivité pour innover en consommant moins de ressources énergétique ou de capitaux (car ils sont aussi moins disponibles). Ce sont des questions que nous serons aussi forcés de nous poser à un moment donné.

3. Une propriété intellectuelle  totalement remise en question
L’open Source est légion pour limiter les barrières à l’entrée de l’innovation et cela nécessairement remet complètement en cause la propriété intellectuelle.
On doit penser la propriété autrement et les modèles économiques doivent donc être repensés.

 

 

Afrique: l’invention d’un autre modèle décentralisé

 

Il y a 54 pays en Afriques avec 3 zones d’innovation majeures:

– Afrique de l’est: le Kenya en tête de pont puisque Mpesa y est né en 2007 (1ère monnaie mobile) et ce qui a valu au pays l’installation du centre de R&D mondial d’IBM.
Aujourd’hui, on estime que 95% du retail passe par Mpesa et on a donc sauté une étape par rapport à la supposée nécessaire bancarisation de la population. Cela a également permis de développer toute une économie de services.
Mais aussi, en Afrique de l’Est anglophone on pourra noté également la Tanzanie mais aussi l’Ouganda.

– L’Afrique du sud créé un bloc particulier à elle toute seule bien sur. Elle a des liens très forts avec la Chine en particulier

– L’Afrique de l’Ouest avec le Nigeria qui est considéré par la C.I.A. comme le 1er pays du monde d’ici 2050 en terme de dynamisme.

L’idée n’est pas d’encenser l’innovation africaine car la situation locale est loin d’être parfaite mais on est obligé de considérer ce qui s’y passe et apprendre d’eux car ils sont parfois plus en avance que nous simplement.
Il faut absolument décentrer notre regard de l’occident.

 

Afrique: le réservoir de croissance d’ici quelques années

On n’y pense pas nécessairement en ces termes mais avec un continent qui représentera 30% de la population mondiale d’ici 7 ans dont 65% de moins de 25 ans, il est évident, que l’Afrique va être le réservoir de croissance et d’employés d’ici quelques années.
D’ailleurs, il est intéressant de noter l’émergence d’une classe moyenne dans de nombreux pays du continent.
Les grands groupes ont déjà bien compris ces mouvements bien entendu mais il est sans doute temps de modifier la perception des marketers pour qu’ils puissent faire évoluer la manière dont ils parlent des noirs et de l’Afrique mais aussi simplement dans la manière dont ils envisagent leurs produits.
Egalement, l’offgrid (ce qui n’est pas rattaché au réseau national) est intéressant à suivre en Afrique mais surtout pour la problématique qui intéresse tout le monde, France y compris, c’est à dire le service du dernier kilomètre.
Il y a une émergence de la décentralisation des réseaux, la blockchain en est l’une des ouvrières les plus déterminées (podcast à venir).
Comme le souligne Stephan

Eloise, il faut regarder en Afrique pour imaginer le monde de demain, un monde décentralisé, frugal, plus communautaire et responsable.

 

 

A vous Marketers de prendre tout cela en considération dans la manière dont vous souhaitez embrasser ce monde.

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