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Vlan #36 Les 10 Impacts organisationnels du marketing d’influence

mardi 6 mars 2018 à 09:12

Nicolas Chabot est le Vice Président Europe de Traackr, une plateforme autour du marketing d’influence mais plus précisément d’IRM (Influencer relationship management) donc une plateforme qui permet de gérer les relations avec les influenceurs.
Ils ont créé un white paper avec l’analyste américain Brian Solis pour expliquer les impacts organisationnels du marketing d’influence.
Ils ont réalisé que le marketing d’influence prenait de plus en plus de poids dans les marques et que cela participait ou devait pleinement participer à la transformation « digitale » de ces dernières.
Le fait de véritablement intégrer les influenceurs dans les stratégies de marques génèrent de nouveaux challenges bien plus complexes que ceux que l’on pourrait envisager à priori.
De plus en plus, les annonceurs reprennent en direct les relations avec les influenceurs même si les agences restent très importantes pour la partie créatives évidemment.

Voici les 10 points les impacts du marketing d’influence

1. Enjeux financiers:
On ne peut plus organiser en fonction des campagnes mais en construisant un programme sur l’année.
Il s’agit donc de créer une nouvelle ligne budgétaire sans que cela soit nécessairement adossé à un lancement produit.

2. Collaboration
Le marketing d’influence peut toucher plusieurs départements (RP, Social, Marketing, plusieurs marques d’un même groupe, service clients, les boutiques et la vente) et cela génère des enjeux de collaborations internes car il s’agit de proposer à l’influenceur un point d’entrée unique pour une expérience unifiée.

3. Global & Local
Dans les grands groupes, les influenceurs ont toujours été géré au niveau local. Mais à présent, les équipes au global voire des zones (Europe, Asie, Afrique, Amérique) commencent à s’intéresser au sujet et à interjeter. Par conséquent, cela génère des complexifications qu’il faut traiter nécessairement.

4. L’intégration dans les stratégies de communication
Nicolas reprend l’exemple de Nissan qui a désormais passer le département influence au marketing et opérationnellement, cela a permis de remonter d’un cran la manière d’utiliser ce levier.
Cela implique des budgets différents mais aussi une intégration beaucoup plus complète dans la réalité de la marque.

5. Impact au département achats
Le budget influenceurs était avant un élément à la marge d’une stratégie de communication mais désormais cela prend une place de plus en plus prépondérante et par conséquent, le département achats doit mieux comprendre ce business.
Il faut donc mieux contractualiser et encadrer pour optimiser les investissements.

6. Au département droit
Comment les influenceurs annoncent qu’ils sont payés? comment gérer l’authenticité des influenceurs? Quelle est l’implication des marques dans le fait que les influencers disent bien qu’ils ont été payés?
Comment je m’assure aussi que les influenceurs ne prennent pas la parole de manière contraire avec une marque? Et si c’est le cas, comment réagir?
Tous ces éléments sont de nouveaux challenges pour les marques évidemment.

7. Quelle positionnement de l’agence d’influence?
Comment j’intègre une ou plusieurs agences, les MCN et tous ces prestataires qui gravitent autour du marketing d’influence

8. Impact au niveau des R.H.
Quelles sont les compétences qui sont nécessaires pour ces nouveaux postes?
De plus en plus on voit apparaitre des « VP of Influence », il faut donc se poser la question de ce que cela veut dire précisément.

9. Les données et les tableaux de bords
Il y a un vrai besoin d’être plus clair sur les indicateurs clef de succès (K.P.I.) puisqu’on y investit de plus en plus d’argent.

10. L’impact de la technologie
A partir du moment ou le programme commence à devenir stratégique pour les marques, il y a beaucoup d’agences mais aussi de technologies nouvelles qui naissent pour accompagner les marques.
C’est typiquement le cas de Traackr mais il faut définir comment les technologies vont permettre à la marque de mieux performer.
Le choix de ces technologies est crucial en réalité et ce ne sont pas de petits choix.

 

De toutes évidences, les influenceurs vont prendre de plus en plus de poids dans les stratégies des marques, il est donc clef de bien comprendre les impacts une fois que l’on « industrialise » leur usage.

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L’impact de la Blockchain et des crypto monnaies sur le marketing

mardi 27 février 2018 à 07:21

Frédéric Montagnon est un  entrepreneur, « expert » sur la blockchain et les cryptomonnaies.
Il a dernièrement fondé Legolas Exchange, une plateforme d’échange de crypto monnaies professionnelle et transparente.

En ce qui me concerne, je m’intéresse depuis 2014 à la Blockchain et j’avais fait l’interview de Eric Larcheveque (fondateur de la maison du bitcoin et aujourd’hui de Ledger) à l’époque pour mieux comprendre le bitcoin.
A relire l’article, on se rend bien compte que je n’avais pas encore bien compris ce qu’il m’avait expliqué là ’époque…mais avec cet épisode de Vlan vous allez mieux comprendre mais aussi envisager l’impact opérationnel que la blockchain pourrait avoir.
Depuis l’avènement d’Internet, j’ai rarement vu un sujet autant polarisé entre ceux qui expliquent que c’est le futur d’Internet et ceux qui vous disent que tout cela n’est qu’une vaste blague  qui retombera comme une crêpe molle.
Mon avis est que la Blockchain est la prochaine immense révolution à venir et il s’agit bien de comprendre ce qui est en train de se passer.

 

Internet était la révolution de l’information, la blockchain sera la révolution des transactions et des contrats

Finalement si on prend un peu de recul, Internet est une manière de révolutionner l’information puisque l’on est capable en la divisant par petits paquets de la transférer n’importe où très rapidement et sans trop d’échec (aujourd’hui).
Par information, on entends: email, paiement, photos, vidéos etc….
La blockchain s’attaque à un autre élément fondateur: les transactions et les contrats.
Aujourd’hui un contrat est un document ou une série de documents (tickets de caisse, contrat de garantie, certificat d’authenticité…) mais que l’on perd facilement, que l’on peut falsifier facilement, qu’on ne peut pas vraiment transmettre aisément non plus.
La blockchain c’est un base de données où l’on va stocker des informations de contrats avec la garantie d’une date et d’un contenu, le tout en s’assurant que cela soit non falsifiable dans le temps.
L’exemple que reprend Frédéric dans le podcast est l’achat de médicaments par exemple et le besoin de vérifier que ce ne sont pas des contrefaçons. Un besoin vital dans de nombreux pays
Via la blockchain, je vais pouvoir vérifier que le numéro a bien été donné par un laboratoire, que le produit doit bien se trouver dans la pharmacie dans laquelle je suis actuellement, la date de création et de péremption et qu’il n’a pas été copié par quelqu’un d’autre.
Bref, c’est l’assurance d’une représentation numérique d’un objet physique.
Ici un article pour en savoir plus sur l’impact de la blockchain sur les systèmes de santé ) si vous souhaitez approfondir.

 

Les crypto monnaies sont la monnaie des machines

Beaucoup de personnes envisagent le bitcoin et plus généralement les crypto monnaies comme des monnaies censées concurrencer le dollar, l’Euro ou le Yen…cela est sans doute dû au fait qu’on parle de « monnaie » et aussi en raison de la bulle spéculative autour des celles-ci.
J’entends parfois des personnes me dire « quand je pourrais acheter du pain avec des crypto monnaies, on en reparlera » ou  « je veux bien croire dans la blockchain mais pas dans les crypto monnaies » ors, évidemment, pour Frédéric Montagnon, ces affirmations sont la preuve d’une incompréhension de cette nouvelle étape dans le développement d’internet.
Finalement il est important de comprendre la logique derrière la blockchain.
Comme l’explique parfaitement cet article paru ces derniers jours et comme Frédéric l’explique également, le web a été financé par quelques entreprises (GAFA en occident, BATX en Asie…) et par conséquent, ces derniers possèdent la quasi intégralité des infrastructures qui supportent Internet mais par conséquent possèdent également l’ensemble des données privées.
D’où les discussions de plus en plus présentes du démantèlement de ces empires.
Si vous réécoutez le podcast de la semaine dernière sur l’innovation en Afrique, vous comprendrez donc également pourquoi le modèle d’innovation sur ce continent peut donner une voie sur la manière dont nous devons envisager l’innovation demain.
Quoiqu’il en soit, cela pose de vraies questions éthiques et la blockchain est une réponse dans le sens ou elle permet une décentralisation.
Mais pour éviter de retomber dans les travers passés ces technologies doivent néanmoins trouver un mode de financement autonome et indépendant du monde et les crypto monnaies sont là pour cela.
Elles permettent des micro transactions pour valider les interactions, l’applicatif est donc intrinsèquement lié à sa crypto monnaie.
Il s’agit bien d’une monnaie de machine à machine et non d’homme à homme ou d’homme à machine et chaque blockchain à un usage particulier.
Comme le rappelle Frédéric, il y a plusieurs  catégories de blockchains comme par exemple les crypto monnaies d’infrastructures ou les crypto monnaies d’application.

 

 

La blockchain et le marketing

Avec la compréhension que la blockchain peut permettre de créer une représentation digitale infalsifiable d’un objet réel, on comprend mieux que cela pourrait permettre de créer un lien intelligent entre la marque, le produit et le possesseur du produit.
Ce dernier est d’ailleurs à différencier de la personne qui a acheté le produit.
Pour une marque cela veut dire d’être capable de communiquer directement avec les personnes qui possèdent tel objet réalisé en telle année etc…
C’est donc une transformation en profondeur du CRM, de la relation client mais aussi la quasi certitude de supprimer la contre façon ou en tous cas de la rendre bien plus complexe.
C’est donc plus intelligent, plus direct et plus efficace de se connecter aux individus.

 

 

La Blockchain va générer un nombre important d’articles, de conférences, de formations dans les mois à venir et vous ne pourrez pas passer à coté.
Mais comme le rappelle Frédéric, le souci majeur aujourd’hui est que les développeurs qui maîtrisent parfaitement la blockchain sont trop riches pour avoir besoin de travailler et que les nouveaux arrivés ne maîtrisent pas bien encore tous les détails techniques de cette dernière. Cela va donc prendre un peu de temps avant d’exploser mais une fois la balance faite, la révolution sera rapide.
A vous de vous accrocher car cela aura forcément des impacts forts dans votre manière d’envisager le marketing mais plus profondément votre vie quotidienne.

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Innovation en Afrique: mythes et réalités

mardi 20 février 2018 à 07:29

Stephan Eloise Gras est docteur en science de l’information et docteur en philosophie mais elle a également crée l’Oreille, un bureau d’innovation sur l’ Afrique.
Et puis, elle a crée une conférence, Africa for Tech il y a quelques années (oui elle fait beaucoup de choses et elle est brillante).
Je parle souvent du désintérêt pour la Chine mais l’Afrique est également l’un de ces zones que l’on connait mal voire que l’on regarde un peu de haut.

Appartée: je vous rappelle que vous pouvez retrouver Vlan sur toutes les plateformes de podcasts: itunes, soundcloud, Deezer, Google, Audible et autres 🙂

Les médias nous en donne une image unique, celle de pays uniformes, ruinés, dépendants, sous le joug d’un dictateur et qui n’arrivent pas à s’aider eux même.
La réalité est évidemment bien plus complexe et donc intéressante.
Cela peut sembler étrange de parler d’innovation en Afrique sur un podcast marketing mais dans ma conception de notre métier, un marketer doit avoir une bonne compréhension  du monde dans lequel il vit afin de faire son métier correctement.

L’innovation frugale en Afrique: un modèle à suivre

C’est la thèse de Stephane Eloise en tous cas: l’occident doit apprendre des modèles d’innovation africains, moins consommateurs en ressource et en capitaux s’il veut faire face aux challenges qui l’attendent:  le réchauffement climatique, les migrations, l’accès à l’eau et l’énergie entre autres.
En Occident, nous avons dans l’inconscient collectif un regard post colonial de l’Afrique.
On ne connaît pas le nombre de pays qui forment ce continent, on connaît mal les différences entre les pays etc…

Il y a 3 éléments fondateurs dans l’innovation africaine:

1. Un modèle moins individualiste et profondément collectif
Souvent derrière le terme « communautaire, on envisage le crowdfunding mais en Afrique, cela est beaucoup plus profond.

2. Une innovation frugale: faire mieux avec moins
Bien sur les ressources sont plus rares dans la majorité des cas et l’idée n’est pas de faire ce que l’on peut avec 2 ou 3 bouts de ficelle mais de faire mieux avec moins. Ils ont des trésors d’inventivité pour innover en consommant moins de ressources énergétique ou de capitaux (car ils sont aussi moins disponibles). Ce sont des questions que nous serons aussi forcés de nous poser à un moment donné.

3. Une propriété intellectuelle  totalement remise en question
L’open Source est légion pour limiter les barrières à l’entrée de l’innovation et cela nécessairement remet complètement en cause la propriété intellectuelle.
On doit penser la propriété autrement et les modèles économiques doivent donc être repensés.

 

 

Afrique: l’invention d’un autre modèle décentralisé

 

Il y a 54 pays en Afriques avec 3 zones d’innovation majeures:

– Afrique de l’est: le Kenya en tête de pont puisque Mpesa y est né en 2007 (1ère monnaie mobile) et ce qui a valu au pays l’installation du centre de R&D mondial d’IBM.
Aujourd’hui, on estime que 95% du retail passe par Mpesa et on a donc sauté une étape par rapport à la supposée nécessaire bancarisation de la population. Cela a également permis de développer toute une économie de services.
Mais aussi, en Afrique de l’Est anglophone on pourra noté également la Tanzanie mais aussi l’Ouganda.

– L’Afrique du sud créé un bloc particulier à elle toute seule bien sur. Elle a des liens très forts avec la Chine en particulier

– L’Afrique de l’Ouest avec le Nigeria qui est considéré par la C.I.A. comme le 1er pays du monde d’ici 2050 en terme de dynamisme.

L’idée n’est pas d’encenser l’innovation africaine car la situation locale est loin d’être parfaite mais on est obligé de considérer ce qui s’y passe et apprendre d’eux car ils sont parfois plus en avance que nous simplement.
Il faut absolument décentrer notre regard de l’occident.

 

Afrique: le réservoir de croissance d’ici quelques années

On n’y pense pas nécessairement en ces termes mais avec un continent qui représentera 30% de la population mondiale d’ici 7 ans dont 65% de moins de 25 ans, il est évident, que l’Afrique va être le réservoir de croissance et d’employés d’ici quelques années.
D’ailleurs, il est intéressant de noter l’émergence d’une classe moyenne dans de nombreux pays du continent.
Les grands groupes ont déjà bien compris ces mouvements bien entendu mais il est sans doute temps de modifier la perception des marketers pour qu’ils puissent faire évoluer la manière dont ils parlent des noirs et de l’Afrique mais aussi simplement dans la manière dont ils envisagent leurs produits.
Egalement, l’offgrid (ce qui n’est pas rattaché au réseau national) est intéressant à suivre en Afrique mais surtout pour la problématique qui intéresse tout le monde, France y compris, c’est à dire le service du dernier kilomètre.
Il y a une émergence de la décentralisation des réseaux, la blockchain en est l’une des ouvrières les plus déterminées (podcast à venir).
Comme le souligne Stephan

Eloise, il faut regarder en Afrique pour imaginer le monde de demain, un monde décentralisé, frugal, plus communautaire et responsable.

 

 

A vous Marketers de prendre tout cela en considération dans la manière dont vous souhaitez embrasser ce monde.

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Vlan #33 Youtube dans les yeux d’un Youtuber de 20 ans

mardi 13 février 2018 à 07:39

Hugo Travers a 20 ans et est Youtuber et avec sa chaîne  Youtube « Hugo Decrypte » il partage des news tous les jours pour un public adolescent.

Il y totalise un peu plus de 200 000 followers.
Hugo n’est pas nouveau dans les médias, il avait créé radio Londres a 15 ans déjà mais a toujours décidé de traiter de sujets sérieux à travers ses supports.
Il revient sur l’incompréhension des marques sur les adolescents.

 

 

Etre inscrit sur Facebook ne veut pas dire l’utiliser

 

 

Une étude a été publiée aujourd’hui pour la GB qui explique que Snapchat est passé devant Facebook pour les jeunes. Facebook qui voit le nombre de départs de la plateforme grandir dans les pays matures au profit d’instagram (moindre mal) et de Snapchat surtout, toujours privilégié par les jeunes (au moins les vieux n’y sont pas). Vous vous souvenez peut être que l’on avait abordé la problématique de la génération Z dans un épisode précédent de Vlan.
Mais même si de nombreux adolescents sont sur la plateforme cela ne veut certainement pas dire qu’ils l’utilisent comme le rappelle Hugo.
Les adolescents d’aujourd’hui, cette fameuse génération Z, utilise d’abord Youtube, Instagram ou Snapchat avant de penser à Facebook qu’ils utilisent surtout pour Messenger finalement.
Ce qui semble évident c’est qu’il est essentiel d’investir ces « nouveaux » supports pour ce qui concerne la politique ou des informations plus sérieuses car malheureusement les médias traditionnels ont du mal à comprendre leurs modes de fonctionnement et ne respectent pas les codes en vigueur et par conséquent sont un peu marginalisés de ces plateformes.

 

Respecter les codes de Youtube et ne pas faire du jeunisme

 

C’est marrant comme les personnes de 40 ans sont déjà majoritairement trop vieilles pour réellement comprendre l’usage des plateformes par les plus jeunes.
Il n’y a rien à faire, on est toujours le vieux con de ses adolescents (je me compte dedans).
Comme l’explique Hugo, il utilise principalement Instagram par exemple pour passer 5 informations, c’est à dire pour répercuter avec un format natif ses news de la journée.
Il obtient ainsi près de 1 000 commentaires par publication ce qui est assez dingue quand on a que 30 000 abonnés.
Alors qu’en observant les usages des médias traditionnels, ce qu’il constate c’est qu’ils utilisent encore la plateforme pour sa raison première: mettre des photos.
« Recalé » comme on dirait en classe.

Ne pas faire du jeunisme, c’est aussi comprendre qu’on peut parler aux jeunes avec des éléments sérieux, sans faire de blague ou sans avoir un ton supposé « jeune », la solution qui semble la plus pertinente reste de faire confiance et de laisser les manettes à une personne jeune elle même qui va respecter les codes de sa génération à sa manière.
Au moins l’assurance de ne pas être à coté de la plaque.
Par exemple, Hugo montre sur sa chaîne sa manière de traiter l’informations ce qui évite la défiance qui existe aujourd’hui vis à vis des médias plus traditionnels.
Aussi il joue avec les éléments participatifs du web social en demandant à ses followers ce qu’ils souhaitent voir traiter, ce qu’ils pensent des news etc…
Aussi, il a lancé son propre chatbot qu’il a conçu avec un ami à lui sans aucun investissement.
Enfin, dans la manière dont il parle sur ses vidéos, il fait beaucoup de répétitions, il rappelle les basiques etc…
Il  considère aussi que le retour des personnes qui le suivent sont constructives même quand elles sont négatives. Il fait donc évoluer sa manière de traiter le contenu en fonction de ces derniers même s’il fait très attention de ne pas avoir de biais trop forts en particulier pour ce qui concerne la politique française.

 

 

J’aurais sans doute dû lui demander si pour lui la réussite serait d’être présentateur sur une chaîne nationale, ce qui serait drôle considérant sa critique des médias traditionnels mais je pense qu’il pourrait surtout aider ces derniers à se réinventer même si la problématique est plus large pour ces derniers.

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Le machine learning non supervisé : la clef pour optimiser vos campagnes marketing

mardi 6 février 2018 à 08:06

David Bessis est mathématicien et le fondateur de Tiny Clues, une solution de machine learning non supervisé multicouches.

Ne partez pas tout de suite, David va vous expliquer de manière simple et intelligible que cette forme de machine learning est pertinente pour votre marque jusqu’à pouvoir vraiment améliorer votre plan marketing annuel en rendant vos données bien plus intelligibles.

Intelligence artificielle: on devrait plutôt parler d’intuition artificielle

 

D’abord quelques explications de la part de David « Le machine learning c’est le nom de la discipline qui s’occupe des algorithmes qui apprennent à partir des données », à ne pas confondre avec l’intelligence artificielle dont la définition est plus floue selon lui.
Toutefois,  il existe une sémantique latente, c’est-à-dire des algorithmes capables de comprendre le sens des choses alors que nous ne l’avons pas fait entrer à l’origine.
Par exemple, définir des biais sociaux en fonction du sexe ou du prénom.
Pas que la machine ait des biais ici mais plutôt qu’elle reproduit nos modèles sociétaux, les consommations étant différentes dans les faits entre hommes et femmes ou entres les typologies de prénoms.
L’algorithme capable de créer une sociologie pertinente par rapport à ce que nous connaissons est, par essence, intelligente.

Finalement l’intelligence artificielle reproduit ce qu’intuitivement nous avons déjà envisagé, et ce, dans un niveau de détail totalement bluffant. Simplement, elle le fait de manière indépendante et permet de cibler ensuite les clients automatiquement ou presque….

 

Le machine learning : la clef pour optimiser vos campagnes marketing

D’abord un élément important qu’affirme David, c’est qu’il n’y a pas besoin d’attendre d’avoir une base de données parfaitement propres pour pouvoir opérer du machine learning.

Evidemment la base de données est un élément fondamental à quiconque s’intéresse à ces sujets mais cependant, selon lui, essayer d’avoir une base de données totalement propre est un travail d’orfèvre qui ne voit jamais de fin et pourrait décourager plus d’un marketer devant l’immensité de la tâche et le budget lié.

Sans aller jusqu’à des extrémités ou la base de données donnerait des éléments faussés ou biaisés, on peut se permettre d’avoir un certain nombre d’inexactitudes dans sa base de données pour la processer.

 

Au centre : le plan d’actions commerciale intelligent

 

Nous l’avions déjà dit avec Aurélie Jean sur ce podcast mais l’intelligence artificielle ne va pas remplacer les marketers et à l’inverse va leur permettre de se concentrer sur leur valeur ajoutée uniquement.

Pour David Bessis, le « data driven marketing » basé uniquement en captant une intention, est une illusion car même si le retargeting fonctionne bien, l’objectif va être de cibler les personnes qui ne sont pas venues sur le site pour une catégorie de produit particulière.

Ici le machine learning non linéarisé va permettre d’identifier des groupes de clients pertinents, même de taille réduite, et de proposer des campagnes vers ces personnes.

On enlève donc les biais mais surtout on accélère largement la manœuvre puisque le ciblage pertinent de groupes clients peut s’avérer très laborieux.

Le travail du marketer va se concentrer sur la création de l’offre et du message.

 

 

Encore beaucoup de choses à comprendre pour les marketers mais je pense sincèrement que le machine learning et l’intelligence artificielle vont avoir un impact très important dans la manière de marketer les produits et services.

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